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mai 22 2014

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Les poilus de Saint-Sulpice 2

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Collection de l’auteur

Théophile Paul BINANT est né le 18 septembre 1885 à Corbreuse (91). Ses parents Pierre Aignan, ouvrier forgeron, et Mathilde Isabelle VIRATELLE, lingère, se marient à Saint-Sulpice en 1873 puis vont s’établir à Corbreuse. C’est là que cinq enfants vont naître de leur union dont Théophile, le quatrième. La famille s’installe ensuite à Saint-Sulpice où naît leur sixième enfant en 1892. Pierre est maréchal ferrant jusqu’en 1902 quand son gendre Joseph SAUTEREAU lui succède, et Mathilde est aubergiste. Le couple exploite encore pendant quelques années le café situé près de la forge avant de céder le fonds à Camille et Eugénie JUNGBLUTH en juin 1910.

Théophile devient, à son tour, maréchal ferrant et travaille avec son beau-frère SAUTEREAU. Il reste célibataire. Après un an d’ajournement, il est déclaré bon pour le service auxiliaire en 1907 pour cause de faiblesse. Il est incorporé le 1er octobre 1907 à la première compagnie de remonte puis réformé le 18 octobre par la commission spéciale d’Alençon pour « bronchite spécifique », théoriquement affranchi de toute obligation militaire. Mais son destin est remis en cause par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Il est « rappelé à l’activité » et arrive le 18 novembre au 115ième régiment d’infanterie et passe ensuite au 104ième. Il est porté disparu le 28 février 1915, âgé de 29 ans à Perthes-lès-Hurlus (51). Son signalement, d’après le registre matricules est le suivant : cheveux et sourcils noirs ; yeux noirs ; front ordinaire ; nez ordinaire ; bouche grande ; menton rond ; visage ovale ; taille 1m57.

Il est déclaré décédé le 28 février 1915 par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal civil de Rambouillet en date du 10 août 1920.

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Collection de l’auteur

Robert Arthur BRETHEAU né à Saint-Sulpice le 17 avril 1878, est le troisième des cinq enfants de Félix Désiré et de Louise Honorine Amélie Héloïse ARTUS tous deux aubergistes et marchands de vin mariés à Saint-Sulpice en 1874. Ils tiennent le « Café de la Mairie » qui dispose de quelques chambres occupées par des pensionnaires. Le conseil de révision l’ajourne à un an pour faiblesse en 1899 et en 1900. Il est déclaré propre au service armé en 1901 et incorporé au régiment d’infanterie à Dreux à compter du 14 novembre. Rendu à la vie civile le 20 septembre 1902 avec un certificat de bonne conduite, cultivateur, Robert épouse en 1905 Louise Julie DAUVERNET, couturière à Etréchy. Le couple a deux enfants à Saint-Sulpice : Lucienne Roberte en 1906 et Marcel Alexis Félix en 1907. Louise décède en 1909 et Robert se remarie en 1912. Il est alors marchand de vin aux côtés de son père et prêt à prendre la relève de celui-ci. Sa nouvelle épouse Louise Marie Françoise MORICE, femme de chambre native du Finistère, lui donne trois enfants : Denise Marcelle, Paul Louis et Robert Jean nés respectivement en 1912, 1914 et 1915. Hélas, Robert, rappelé à l’activité par suite de mobilisation générale, intègre le 25ième régiment d’infanterie territoriale 3ième bataillon, 10ième compagnie à Laval le 4 août 1914. IL est gravement blessé et décède à l’hôpital militarisé d’Abbeville le 2 juin 1915. Son signalement est le suivant : cheveux et sourcils châtain clair ; yeux bleus ; front ordinaire ; nez et bouche moyens ; menton rond ; visage ovale ; taille 1m65.

Le lieu de sa sépulture n’est pas connu.

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Lettre du proviseur du lycée de Saint-Omer au maire de Saint-Sulpice pour lui annoncer le décès de Joachim Pierre Carpentier.

Joachim Pierre CARPENTIER est né à Gouy-sous-Bellonne (62) le 4 juillet 1880. Il est l’aîné des deux fils de Joachim Louis et de Philomène LACMENT. Son frère Joseph, valet de chambre des demoiselles des MAZIS au château de la Briche, épouse le 27 décembre 1913 à Saint-Sulpice Angèle DEBOUDT, femme de chambre chez Mme LUNIER (le Manoir). Joachim Pierre, ajourné par le Conseil de Révision en 1901 et 1903 est classé dans les services auxiliaires pour « faiblesse ». Professeur au lycée de Saint-Omer (62), marié et père d’un petit garçon, Louis, âgé de six ans, il est reconnu apte au service armé par la Commission spéciale du Conseil de Révision de Saint-Omer en novembre 1914, il est « rappelé à l’activité » au bataillon de marche du 33ième régiment d’infanterie puis affecté le 21 mars 1915 au 96ième régiment d’infanterie 10ième compagnie. Il est « tué à l’ennemi » aux environs de Beauséjour (51) le 15 juin 1915. Son épouse, Marie Louise CARRE et ses beaux-parents étant réfugiés à Saint-Sulpice, c’est là que leur lettre-p6-21parviendra la nouvelle du décès de Joachim Pierre. Il est inhumé à Minaucourt (51) au cimetière dit « Ravin du Marson » 7ième rangée, tombe 10, ultérieurement transféré à la Nécropole Nationale Pont-du-Marson. Son signalement est le suivant : cheveux et sourcils bruns ; yeux bruns ; front ordinaire ; nez moyen ; bouche moyenne ; menton rond ; visage ovale ; taille 1m,65.[important](A suivre les prochaines semaines)[/important]

 

 

 

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