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mai 30 2014

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Les poilus de Saint-Sulpice 3

 

Clergeon

Louis Désiré CLERGEON,son épouse Lucie Eugénie et leur fils Lucien Fernand. Coll. L. Clergeon.

Louis Désiré CLERGEON est né à Toury (28) le 26 février 1880, fils aîné de François Désiré, journalier, et de Louise Victorine BOUDET mariés à Toury (28) en 1879. Il aura quatre frères : Célestin Jules né en 1884 à Angerville, Jacques Joseph né en 1888 à Toury, Eugène François et Henri Victor nés en 1890 et 1893, tous deux à Saint-Sulpice. Célestin Jules sera un temps maçon pour le compte de M.FOURGEAU entrepreneur de bâtiment puis ira s’établir à Savigny-sur-Orge où il épousera Marie Perrine JEGAT. Jacques Joseph, marié à Julie Victorine JOUSSE restera à Saint-Sulpice et sera successivement berger chez M.MILLOT et jardinier. Eugène François (dit Mimile) resté célibataire exercera divers métiers : ouvrier maçon, scieur, garde-champêtre et finira ses jours à Saint-Sulpice. Henri Victor, le plus jeune quittera également Saint-Sulpice pour Savigny-sur-Orge où il épousera sa cousine germaine Madeleine Henriette DECOURTY.

Incorporé au 10ième bataillon de chasseurs à pied le 16 novembre 1901, Louis Désiré est promu chasseur de 1ière classe le 1er octobre 1903 puis rendu à la vie civile le 19 septembre 1904 avec un certificat de bonne conduite.

Alors domestique de ferme, il épouse Lucie Eugénie DESHAYES à Boutervilliers en 1907. Leur unique enfant Lucien Fernand voit le jour à Saint-Sulpice en 1913 (4).

Le décret de mobilisation générale le rappelle, cette fois au 26ième bataillon de chasseurs à pied à Vincennes où il arrive le 11 août 1914 mais pour être renvoyé dans ses foyers le 21 août pour une raison indéterminée. Rappelé à nouveau le 1er septembre, il est nommé caporal le 4 octobre. Il fait l’objet de deux citations à l’ordre du bataillon et à l’ordre de la division. A ce titre, il obtient la Croix de Guerre (voir page suivante).  Le 30 mars 1918, au combat d’Aubvillers (80), il est porté disparu, présumé prisonnier, et est déclaré décédé le 3 avril 1918 à Hangest-en-Santerre (80) par jugement déclaratif du tribunal civil de Rambouillet en date du 23 février 1921. Tout d’abord inhumé au cimetière militaire de Hangest (tombe 318), son corps est transféré dans la tombe n°682 à la Nécropole nationale de Montdidier (80). Son signalement est le suivant : cheveux et sourcils bruns ; yeux marron ; front ordinaire ; nez moyen ; bouche moyenne ; menton rond ; visage large ; taille 1m59.

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Croix de guerre.

Citations : «A fait preuve de beaucoup de courage et de sang froid. S’est brillamment comporté au combat du 26 septembre en portant des ordres dans des conditions difficiles» Le 10 octobre 1915 ; puis «Le caporal d’une classe ancienne, au front depuis octobre 1914, a donné maintes preuves de courage et de dévouement. Le 25 mai 1917, a assuré le ravitaillement de sa compagnie avec beaucoup de calme malgré un violent bombardement d’obus asphyxiants, maintenant chacun dans le devoir par son exemple. Déjà cité à l’ordre du bataillon» Le 20 juin 1917.

 

(4) Lucien Fernand CLERGEON sera victime de la guerre suivante. Sous-lieutenant des forces françaises combattantes, membre du réseau de résistance «Vengeance» il sera arrêté par la Gestapo à Saint-Sulpice le 23 juin 1944 ainsi que plusieurs autres habitants du village. Interné à Fresnes puis à Compiègne, il part à destination de Buchenwald par le convoi du 17 août 1944. Transféré à Dachau, il est libéré le 20 juin 1945. De retour en France, décoré de la Croix de Guerre et Officier de la Légion d’Honneur, il est déclaré grand invalide. Agé de 47 ans, il décède à Savigny-sur-Orge de la tuberculose contractée en déportation, laissant un fils alors âgé de 12 ans, Lucien, toujours fidèle à Saint-Sulpice et que nous saluons très amicalement.

 

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