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juin 16 2014

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Les poilus de Saint-Sulpice 5

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collection M. COTANTIEN. En permission en juillet 1915, Henri adresse une carte postale à son sergent. Il figure lui-même avec son chien, en bas et à gauche sur cette carte.

Henri FOURMENTIN fils de Henri cultivateur et de Adrienne JOLLY naît le 2 janvier 1884 à Auvers-Saint-Georges (91). Entré au service de M. LAVALLEE comme jardinier, il rencontre Thérèse Eugénie Madeleine FILLON, fille de Maximilien Théophile, lui-même jardinier à Segrez et de Charlotte Clémentine Amélie ALLOPE, et l’épouse en 1908. Leur fille, Marguerite naît en 1913. Mobilisé au 231ième régiment d’infanterie, il est cité à l’ordre du régiment le 22 mars 1915 et reçoit la Croix de Guerre : « A quitté Melun le 10 août 1914 avec le 231ième, a assisté à la bataille de Friauville le 25 août, au combat d’Iverny-Monthyon le 5 septembre, à la bataille de la Marne le 6 septembre, devant Barcy. Entré à Soissons le 12 septembre, a participé aux opérations au nord de cette ville du 13 septembre au 7 janvier 1915. A soutenu énergiquement la lutte dans les tranchées allemandes de la cote 132 devant Crouy du 8 au 12 janvier. A fait bravement son devoir et a bien mérité de la Patrie. Tout pour la Patrie »
Henri est « tué à l’ennemi » le 7 octobre 1918 (un mois avant l’armistice !) à Hauviné (08). Son signalement est le suivant : cheveux et sourcils noirs ; yeux gris ; front haut ; nez moyen ; bouche moyenne ; menton rond ; visage ovale ; taille 1m76. Il est inhumé dans le cimetière de Saint-Sulpice.

Francisque Louis JEANNE fils de Henri et Valentine CHAILLOT est né à Paris le 31 décembre 1886. Il épouse Blanche Aimée FROT le 9 septembre 1911 à Château-Landon (77). Il est alors pompier de Paris. Blanche, postière, étant nommée au bureau de Saint-Sulpice tout récemment créé, le couple réside au village. Soldat de 2ième classe au 69ième régiment d’infanterie, il meurt le 30 octobre 1914 de ses blessures et de la fièvre typhoïde à l’hôpital militaire du Havre (76) et est inhumé au carré communal, tombe individuelle G2.

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Camille et Eugénie JUNGBLUTH devant la porte de leur café.

Camille Alexandre JUNGBLUTH naît à Cheptainville (91) le 13 avril 1883 de Edmond Elie, carrier, et de Augustine Désirée MICHAUX blanchisseuse mariés à Cheptainville en 1882. Le conseil de révision le dispense de service en tant qu’aîné de dix enfants. Il est néanmoins appelé l’année suivante et incorporé au 26ième régiment d’infanterie le 14 novembre 1904 et « envoyé en congé » le 23 septembre 1905 avec son certificat de bonne conduite. Il épouse Eugénie Ernestine ROZE, domestique, en 1907 à Itteville (91), fille de Ernest Eugène, cantonnier et de Alcime BONNE sans profession. Le couple a une fille, Marcelle Clotilde, à Arpajon en 1908, puis s’établit à Saint-Sulpice comme cafetiers et marchands de vin dans l’établissement tenu jusqu’alors par le couple BINANT – VIRATELLE. Rappelé à l’activité suite au décret de mobilisation générale du 1er août 1914, Camille rejoint le 89ième régiment d’infanterie de Sens le 11 août, il est « tué à l’ennemi » le 2 septembre 1914 à Cierges-sous-Montfaucon (55). Son signalement est le suivant : cheveux et sourcils châtain ; yeux bleus ; front couvert ; nez moyen ; bouche moyenne ; menton rond ; visage ovale ; taille 1m69. Son nom figure également sur le monument aux morts de Cheptainville. Lieu d’inhumation inconnu. Sa veuve se retire à Itteville chez sa mère.

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